Illustration de salariés en situation de stress.

PSSM : Le « SST de la santé mentale » au service de vos équipes

Face à l’augmentation des arrêts de travail liés au burn-out, à l’anxiété et à la détresse psychologique, le dispositif des Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) s’impose comme le nouveau maillon fort en entreprise. Agissant comme un véritable SST de la santé mentale, il détecte les signaux faibles, mais ne dispense pas l’employeur d’une véritable prévention des Risques Psychosociaux (RPS).

La santé mentale au travail est devenue l’un des enjeux principaux dans les entreprises françaises. Depuis la crise sanitaire, les employeurs prennent conscience que protéger l’intégrité physique de leurs collaborateurs ne suffit plus. Former des secouristes en santé mentale (PSSM) est donc une excellente initiative pour libérer la parole et protéger la santé psychique. Cependant, pour être en conformité légale et protéger durablement vos équipes, cette démarche doit impérativement s’accompagner d’une politique globale de Prévention des Risques Psychosociaux (RPS).

Qu'est-ce que les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) ?

Le PSSM est un programme de formation qui apprend aux citoyens, et de plus en plus aux collaborateurs en entreprise, à réagir face à une personne qui développe un problème de santé mentale, ou qui traverse une crise psychologique (crise d’angoisse, pensées suicidaires, épuisement professionnel).

Le rôle du secouriste : détecter et orienter

Tout comme le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) intervient en cas de blessure physique en attendant les secours, le secouriste en santé mentale intervient en cas de détresse psychologique. Son rôle n’est pas de poser un diagnostic médical ni de remplacer un psychologue. Ses missions se concentrent plutôt sur :

  • L’approche bienveillante et l’évaluation de la situation.
  • L’écoute active et l’absence de jugement.
  • Le réconfort et l’information.
  • L’encouragement à aller vers des professionnels de santé qualifiés (médecine du travail, psychologue).

Les limites de l'intervention : traiter la cause, pas seulement le symptôme

Avoir des collaborateurs formés aux PSSM est un atout majeur pour la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT). Néanmoins, le secouriste intervient souvent une fois que la souffrance est déjà installée.

Si plusieurs salariés d’un même service manifestent des signes de burn-out, le problème n’est plus seulement individuel : il devient organisationnel. L’entreprise doit alors agir sur l’organisation du travail, les pratiques managériales et la charge mentale.

De l'alerte individuelle à la prévention globale des RPS

Pour protéger la santé de vos équipes et répondre à votre obligation légale de sécurité, vous devez traiter les causes profondes du mal-être. C’est ici que l’approche organisationnelle prend le relais des premiers secours.

L'importance de l'Évaluation des risques professionnels (EvRP)

La Prévention des RPS passe obligatoirement par une Évaluation des risques professionnels (EvRP) rigoureuse et factuelle.

Avant qu’une crise psychologique n’éclate, il est crucial d’identifier les facteurs de risques liés au travail : surcharge, manque d’autonomie, conflits interpersonnels, insécurité de la situation de travail. L’Évaluation des risques professionnels (EvRP) permet de cartographier ces tensions au sein de vos différents services pour agir de manière ciblée.

Le diagnostic sécurité et la mise à jour du DUERP

Une fois l’évaluation réalisée, elle doit aboutir à un plan d’action. Le diagnostic sécurité permet d’identifier les processus défaillants au sein de votre organisation. Ces éléments doivent obligatoirement être retranscrits dans le document unique (DUERP). Ce document ne doit pas être une simple formalité administrative, mais un véritable outil de pilotage de votre politique de prévention.

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Pour ne pas laisser vos managers et vos équipes RH démunis face aux enjeux de santé mentale, une formation spécialisée est indispensable.

C’DEFI propose une expertise complète axée sur les Risques Psychosociaux (RPS) et l’Évaluation des Risques Professionnels (EvRP). Nos parcours de formation vous accompagnent sur l’ensemble de votre démarche :

Foire Aux Questions (FAQ) sur le SST en santé mentale, les PSSM et les RPS

Quelle est la différence entre un SST et un secouriste PSSM ?

Le SST (Sauveteur Secouriste du Travail) intervient principalement sur les risques et accidents physiques sur le lieu de travail. Le PSSM, quant à lui, est formé pour repérer et réagir aux premiers signes de troubles psychiques (dépression, anxiété, burn-out) et orienter la personne vers un professionnel de santé.

Le PSSM remplace-t-il la démarche de prévention des RPS ?

Absolument pas. Le PSSM agit sur le volet curatif (quand la personne est déjà en souffrance). L'employeur a l'obligation d'agir en amont via la Prévention des RPS et l'Évaluation des risques professionnels (EvRP) pour supprimer ou réduire les risques à la source.

Faut-il inscrire les risques psychosociaux dans le Document Unique ?

Oui, c'est une obligation légale. Les RPS doivent être évalués au même titre que les risques de chute ou d'exposition chimique. La rédaction du document unique doit inclure un inventaire de ces risques psychosociaux et proposer des actions de prévention associées.

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